Patrimoine historique

Par la diversité de son architecture, Pessac témoigne au fil des siècles de son rayonnement : de la simple échoppe à la chartreuse, en passant par les châteaux jusqu'aux constructions contemporaines. Ses cinq châteaux viticoles de l’appellation Pessac-Léognan font également la notoriété du territoire.

Lieux d’intérêts

Le castel du Bourg

22, avenue Pasteur 

Construction datant de 1890. Façade dessinée suivant les normes classiques de la Renaissance, son architecture témoigne de l’influence de Viollet-Le-Duc. 

Le cimetière de Pessac 

Avenue Jean Cordier 

Des personnalités reposent au cimetière de Pessac, comme : Henry Frugès, la famille Ducourt, Alphonse César Fleury, rescapé du naufrage de la Méduse, Hector Domecq… 

La Cité des Castors

Place Charles Dullin

En 1948, au lendemain de la guerre et alors que sévit une grave crise du logement. 150 jeunes gens, entraînés par Étienne Damoran, jeune prêtre- ouvrier bordelais, se lancent dans une folle aventure : construire de leurs propres mains et tous ensemble, leurs maisons, mais aussi tout un quartier. La Cité des Castors, première de ce genre, voit le jour à Pessac, au bout de quatre longues années de travaux et après bien des difficultés. Elle représente non seulement 150 habitations, toutes pourvues d’un confort très en avance sur l’époque, mais également une communauté de vie exemplaire. La Cité des Castors a reçu, le 13 septembre 2015, le label Patrimoine du XXe siècle.

La Cité Frugès-Le Corbusier

4, rue Le Corbusier

La Cité Frugès est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial par l’UNESCO depuis juillet 2016, inscription collective de 17 sites au titre de l’œuvre architecturale de Le Corbusier, une contribution exceptionnelle au Mouvement moderne. Elle est aussi une étape de l’itinéraire culturel certifié par le Conseil de l’Europe en mai 2019 : « Destinations Le Corbusier, promenades architecturales ».

La chartreuse du XVIIIe siècle du Dr Cazaux 

3, place de la Ve République 

Cette chartreuse, dernier vestige des six maisons bâties autour de la place, est la plus ancienne maison du centre-ville. 

Le château Bellegrave

Avenue du Colonel Jacqui

Situé dans un complexe sportif près du centre-ville, ce château, anciennement pavillon de chasse des seigneurs du Haut-Brion, a été construit au XVIIe siècle et a bénéficié d’opérations d’extension aux XVIIIe et XIXe siècles. Il fut la propriété de la famille de Jules Chambrelent, célèbre agronome français du XIXe siècle, qui fit voter une loi obligeant l’assainissement des marais et procéda, en précurseur, à la plantation de pins.

Le château Cazalet

Avenue de Beutre

Le domaine porte le nom de son premier propriétaire, François Cazalet, célèbre avocat bordelais du XVIIIe siècle. À cette époque, le terrain est un pâturage où paissent les troupeaux. Au XIXe siècle, Firmin Ferdinand Clouzet, maire de Pessac de 1870 à 1878, rachète la propriété, y fait construire le château en 1860 et donne au domaine une orientation viticole. En 1941, Charles Ragot, industriel bordelais, fait l’acquisition du parc, des dépendances et du château réquisitionné par l’occupant jusqu’en 1944. Aujourd’hui, propriété de la Ville de Pessac, le domaine est un des lieux majeurs de la vie pessacaise. Alors que le château est réservé aux mariages et à une mairie-annexe, le parc richement arboré est un site de choix pour les promeneurs.

Le château de Camponac

Avenue Arago

Cette chartreuse du XVIIIe siècle s’organise autour d’une cour d’honneur en « U » et a été rehaussée d’un étage, au cours du Second Empire. En prolongement de ce château se trouve aujourd’hui la médiathèque Jacques Ellul, d’architecture contemporaine, avec une audacieuse toiture plissée en « shed ». Ces deux bâtiments s’harmonisent parfaitement au cœur de cet ancien vignoble, et démontrent que l’architecture est un art qui n’a pas d’âge.

Le château Ladonne

102, avenue Roger-Chaumet

Villa où Léo Drouyn, historien et dessinateur bordelais, venait régulièrement rendre visite à son fils Léon Drouyn.

Sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle

956, cours de la Libération

Au XIIe siècle, les pèlerins de Compostelle, qui passaient par Pessac, suspendaient leur marche le temps d’une halte au prieuré-hôpital de Bardanac, sur l’axe de la voie de Tours. Le souvenir de cette escale s’est imprégné dans la mémoire de la ville et a justifié l’appellation du quartier. Le prieuré est aujourd’hui une propriété privée.

Le domaine Azam

15, rue Azam

Dans ce domaine, le professeur Azam, illustre chirurgien bordelais qui s’intéressa aux soins sous hypnose, venait passer ses vacances avec sa femme, sa fille, Madeleine, et son gendre, Camille Jullian, historien bordelais bien connu. C’est ici que Camille Jullian écrivit une partie de son œuvre sur la Gaule. 

Le domaine du Pigeon 

29, avenue Danglade 

Un acte notarié de 1819 stipule que cette habitation était un pavillon de chasse. Cette chartreuse, appelée la Marière, devint la propriété de Jacques Ellul de 1951 à sa mort. 

L’église Saint-Martin

Place de la Ve République

De style roman, l’église Saint-Martin a été édifiée sur les vestiges d’une villa gallo-romaine et sur un probable cimetière mérovingien. L’édifice que l’on voit aujourd’hui est profondément marqué par des modifications opérées au XIIe siècle par les Jésuites qui le rénovent en reconstruisant et surélevant le clocher, puis au XIXe siècle où il est complètement restauré et agrandi. La simplicité rustique de sa nef, soulignée par une puissante charpente participe à la richesse architecturale de cet édifice. Le splendide retable doré de style baroque, provient de la Chapelle des Religieuses de Notre Dame à Bordeaux, rue du Hâ et a été installé dans le chœur de l’église en 1804.

L’Historial Raphaël Saint-Orens

21, rue de Camponac

L'Historial installé au château de Camponac évoque avec ses objets et ses documents authentiques les grandes étapes de l'évolution de la commune de Pessac. Raphaël Saint-Orens, un historien local, avait publié l'histoire de la commune et collecté de nombreux objets témoins du passé.

L’hôtel de ville 

Place de la Ve République 

Edifiée au XIXe siècle, la mairie a été reconstruite en 1988. Son architecture moderne, en verre, a intégré le passé en conservant le pavillon central en pierre de l’ancienne mairie datant de 1868. 

Le moulin de Noès

46, rue de Laurenson

Situé sur la rivière Peugue, le moulin de Noès est le dernier vestige de la ferme moderne du domaine de Bellevue créée en 1769 par l’armateur bordelais Jacques-Alexandre Laffon de Ladebat. Ce moulin à eau témoigne des expériences pionnières de diversification des cultures en Gironde, de la modernisation des pratiques agricoles et de l’organisation d’un enseignement agricole. Son architecture monumentale et son ornementation originale lui ont valu son inscription comme monument historique en 1984.

L’Orangerie de Bagatelle

Avenue Roger Chaumet

Aujourd’hui propriété privée, et inscrite Monument historique, cette chartreuse fut construite au XVIIIe siècle. Elle faisait partie de la « Maison Doré », du nom de son propriétaire. En ce qui con­ cerne ses constructions attenantes, elles furent érigées au XIXe siècle.

Le quartier du Casino

Avenue Alexandre Jaubert

À la fin du XIXe siècle, un promoteur s’inspira de la Ville d’hiver d’Arcachon pour y construire 16 villas dites « arcachonnaises » autour d’un établissement, le Grand Casino du Nouveau square, lieu de plaisirs et d’évasion qui fut détruit par un incendie en 1903, d’où l’origine du nom du quartier. À la Belle Époque, ces villas étaient les résidences secondaires des Bordelais à la recherche du « bon air » de Pessac.

Le Vieux Logis de Verthamon

126, avenue Jean Cordier

La plus ancienne maison de Pessac date du XVe siècle, dernier siècle de la période médiévale. Elle se distingue par son style moyenâgeux et par sa construction en pierre et en chaux. Elle faisait anciennement partie du domaine du Haut-Brion.

Châteaux viticoles

Le château Haut-Bacalan

56, avenue du domaine de Bacalan

Montesquieu y fit planter de la vigne en 1726, mais devant le refus de l’Intendant du Roi, il ne put poursuivre ses plantations, autorisation obligatoire en ce temps. Il vendit son domaine à un écuyer, Monsieur de Bacalan, en 1748. En 1964, le domaine fut arraché, puis replanté en 1998. Sa première récolte date de 2001. 

Le château Haut-Brana

Rue Félix Leroy

Perché sur la colline de Noès, le vignoble du château Haut-Brana fût plantée au XIVe siècle par le Chevalier Lamotte de Cailhau au lieu-dit “Brana”, terme issu de l’ancien français « braine » et du gascon « brau », signifiant « pâturage très humide » ou « marécage ». Morcelé à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle, il est aujourd’hui le plus petit vignoble pessacais.

Le château Haut-Brion

133, avenue Jean Jaurès

En 1429, un acte notarié signale la présence de vignes dans les Graves de Bordeaux au lieu-dit « aux monts », appelé aussi « au brion ». Ce dernier terme, très répandu dans la région, est d’origine gauloise et désigne un coteau. En 1525, Jean de Pontac épouse Jeanne de Bellon qui lui apporte en dot des terres au lieu-dit Haut-Brion. En 1549 il entreprend la construction du château actuel. Le domaine ne cesse de s’accroitre, notamment avec Arnaud II de Pontac, évêque de Bazas. En 1855, le château Haut-Brion est classé Premier Cru des Vins de la Gironde. Talleyrand en fut un de ses illustres propriétaires.

Le château Les Carmes Haut-Brion

197, avenue Jean Cordier
Entrée : 20, rue des Carmes (Bordeaux)

Des archives attestent que du vin était déjà produit sur ces terres en 1474. Au XVIe siècle, le propriétaire fit don du moulin de Crespiac aux pères Carmes, qui achetèrent par la suite, au XVIIe siècle, une partie du lieu-dit de « Haut-Brion ». Ils conservèrent l’appellation Haut-Brion durant 200 ans, puis l’usage transforma le nom de Crespiac Haut-Brion en Carmes Haut-Brion. Il est situé en zone urbanisée à la croisée des villes de Pessac, Bordeaux et Mérignac. Le château s’est doté d’un chai, signé par l’architecte Luc Arsène-Henry et le designer Philippe Starck.

Le château Pape Clément

216, avenue Dr Nancel Pénard

Fort de 7 siècles d’histoire, le domaine est le plus ancien vignoble de Pessac. C’est en effet au milieu du XIIIe siècle que nous trouvons la trace des premières vendanges au « Domaine de la Mothe » qui deviendra en 1299 la propriété de la famille de Bertrand de Goth, tout juste nommé Archevêque de Bordeaux. Mais c’est en 1306, un an après sa nomination en tant que Pape Clément V, que celui-ci se voit léguer le domaine. Si le site a vu se succéder différents propriétaires, il conserve encore de nos jours le nom du plus célèbre d’entre eux. Le château Pape Clément est l’un des plus anciens Grands Crus de Graves.

Contact

Culture Pessac

Hôtel de Ville
Place de la Ve République