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Merci pour votre collaboration au service de la sécurité de tous.
Didier Velasco-Pradines parle d’Histoire comme d’une amie fidèle, qui l’accompagne depuis sa plus tendre enfance. Après plus de 20 ans comme professeur d’histoire-géographie au collège Noès, à Pessac, il a définitivement rangé ses cartes et ses livres en 2024.
Je n’ai jamais imaginé faire un autre métier que l’enseignement
confie le fringant retraité de 65 ans. Sa vocation s’est dessinée tôt, grâce à deux professeurs d’histoire qui ont allumé l’étincelle. Cette flamme, il ne la gardera pas seulement dans les livres. Très vite, Didier Velasco-Pradines part sur le terrain, pelle en main, et participe à de nombreuses fouilles archéologiques, en Gironde, en Dordogne, dans les douves de châteaux-forts ou sur des sites gallo-romains, son époque de prédilection.
Un sourire dans la voix, l’ancien professeur s’émerveille encore de cette céramique sigillée, au vernis rouge, dont la fabrication échappe toujours aux techniques contemporaines. « Deux mille ans plus tard, on ne sait toujours pas la reproduire à l’identique » glisse-t-il. Didier Velasco-Pradines se dit volontiers passeur, comme au rugby, un sport longtemps pratiqué dans sa jeunesse. Dans ses cours, cette transmission passait par l’expérience, par une manière d’embarquer les élèves dans un récit vivant.
C’est important d’amener les élèves dans les musées, sur le terrain, pour qu’ils puissent comprendre l’Histoire, l’expérimenter.
La retraite n’a pas refermé le chapitre de la transmission. Bien au contraire, elle en a ouvert un autre. « Un jour, un ami m’a parlé d’un poste de correspondant local pour le journal Sud Ouest » raconte Didier Velasco-Pradines. « J’ai rédigé un CV, une lettre de motivation, passé un entretien, écrit un article test, et j’ai été recruté ! ». Depuis, il couvre la vie locale à Pessac, des événements sportifs aux rendez-vous culturels.
Ce que j’aime, ce sont les rencontres. Je revois d’anciens élèves, des parents très impliqués dans les associations. Pessac, c’est un village de 68 000 habitants !
Inlassablement, il prend des notes, restitue, raconte. L’écriture, elle, ne l’a jamais quitté. Depuis l’adolescence, il écrit des poèmes, des nouvelles, deux romans déjà, et garde en tête un projet plus intime, tissé de souvenirs d’enfance. Entre deux articles, Didier Velasco-Pradines marche. À Pessac, dans la forêt du Bourgailh, ou dans les Pyrénées, son autre fief.
Comme Rousseau, ce promeneur solitaire y voit un acte méditatif, une source d’inspiration... Le récit continue, pas à pas