photo de Murielle Tramma
photo de Murielle Tramma

Parole d'acteur

Murielle Tramma

Cuisinière avec le projet « Des étoiles et des femmes »

Murielle Tramma a 43 ans. Mère de famille, plusieurs fois serveuse dans une vie professionnelle faite de différents emplois, elle avait parlé de son rêve à sa conseillère Pôle emploi : ouvrir un jour un restaurant, « Le franco-antillais ». Grâce au projet « Des étoiles et des femmes », porté par La table de Cana, voilà que le rêve de cette Pessacaise pourrait se réaliser.

Publié le

Une bonne nouvelle

Ce rendez-vous de la fin du mois d’août 2018 à l’INFA, le centre de formation adossé à La Table de Cana à Gradignan, a été pour Murielle un des plus beaux jours de sa vie. Sélectionnée parmi plus d’une soixantaine de candidates, elle a intégré la deuxième session d’une formation de haute qualité, avec cours, coaching et stages en restauration. « En Martinique, à l’époque, je voulais apprendre la cuisine mais je n’avais pas trouvé de patron et j’avais des enfants. Là, même en étant mère de famille, les choses sont possibles » explique-t-elle.

 

Une belle opportunité

Murielle est proposée par l’entreprise d’insertion La Table de Cana, et ce projet « Des étoiles et des femmes ». « C’est un accompagnement socio-professionnel très large, un programme d’insertion par l’excellence, avec des chefs qui accueillent les stagiaires dans leur restaurant » précise Lucie Barnasson, la coordinatrice du projet. Parmi les douze participantes de cette année, cinq sont pessacaises. Elles ont été orientées par l’Espace emploi économie de la Ville de Pessac et son réseau de partenaires. « Pour chacune, nous trouvons des aides – mobilité, garde d’enfant… Il s’agit de lever les freins, trouver la bonne posture professionnelle » ajoute-t-elle.

 

Une longue immersion

Murielle a fait son stage, 14 semaines en tout, au restaurant de l’Hôtel Mercure du quartier des Chartrons à Bordeaux, dans la brigade du chef Christophe Martel. « À la préparation des entrées et des desserts. J’ai découvert les verrines et les Buddha bowls » détaille l’apprentie. Le dispositif intègre cette insertion approfondie dans le monde professionnel. « Le premier jour, j’étais timide. L’équipe est devenue comme une deuxième famille. Le chef m’expliquait bien, je me suis sentie à l’aise ».

 

Un diplôme en vue

Le temps de passer l’examen, CAP commis de cuisine, approche. Pour Murielle, le bilan semble déjà bénéfique. « C’est un plaisir d’apprendre de nouvelles choses ». Les cours suivis à l’INFA sont très instructifs. « Vincent Balzamo, un formateur en or, nous montre les techniques. J’ai appris à faire des desserts : chou à la crème, Paris-Brest, la Forêt noire que j’adore ».  La plus grande contrainte était de ne pas voir sa plus jeune fille certaines semaines. « J’ai gardé la motivation, je lui ai expliqué, et maintenant, elle espère venir manger dans mon futur restaurant ! » déclare Murielle.

 

Un encouragement enthousiaste

Arrivée ici en 2014, Murielle ne connaît pas encore Pessac complètement.

« Ma fille connaît mieux la ville que moi grâce aux sorties scolaires ». Parmi les endroits où elle aime bien aller, elle cite l’Artothèque et le cinéma. Murielle Tramma regarde devant elle avec détermination. « Je cible mon objectif, la restauration ». Elle conclut, des étoiles plein les yeux : « J’invite toutes les femmes à candidater et à faire comme nous ! ».

 

Renseignements 
Espace Emploi Économie de la Ville de Pessac / 05 57 93 64 54 / emploi.economie@mairie-pessac.fr / emploi.pessac.fr

 

Article paru dans le journal municipal Pessac en direct n° 135 de mai 2019.