Sylvain Boussert, coureur de l'extrême

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Sylvain Boussert

coureur de l'extrême

Pour fêter ses 60 ans, Sylvain Boussert va participer au Marathon des Sables de Fuerteventura, du 20 au 27 septembre.

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Le Marathon des Sables de Fuerteventura (îles Canaries) est une course de 120 km, en autosuffisance. Sylvain Boussert la court au profit de l'association Course Du Petit Prince. Rencontre avec ce trailer amateur, pour qui le défi sportif est avant tout une aventure humaine. Un désert. 120 km. 4 jours en autonomie. Sylvain Boussert le sait d'avance : le défi qu'il s'est donné pour l'année de ses 60 ans va être rude. Mais pour ce chef de cuisine, installé à Pessac depuis plus de deux décennies, l'effort en vaut vraiment la chandelle. Car derrière l'exploit sportif du Marathon des Sables de Fuerteventura, Sylvain court pour une noble cause : soutenir la recherche sur les sarcomes infantiles, au profit de l'association Course Du Petit Prince (CDPP).

Les sarcomes sont des tumeurs très agressives, qui touchent les os, les tissus mous et qui représentent aujourd'hui 15 % des cancers de l'enfant et du jeune adulte. Créée en 2022, cette association, organisatrice de la course du même nom, sert à financer la recherche. C'est ma première année en tant qu'ambassadeur, et j'espère relever ce défi, à la fois sportif et solidaire.

Après 35 ans de métier dans la restauration, Sylvain connaît bien les coups de pression et le goût de l'effort. Passé par Paris, Lille et Marseille, ce nordiste a finalement « posé sa toque » en Gironde, avec sa famille. Depuis neuf mois, sa préparation sportive est réglée comme une brigade de cuisine. Sorties longues, sac lesté, course sur la plage... Rien n'est laissé au hasard !

On ne peut pas improviser une telle épreuve. Il faut travailler son physique et son mental. Sur mon tout premier marathon, j'ai connu le fameux « mur » au 33° km. J'étais épuisé, mais je n'ai rien lâché. J'ai fini en 6h 30, à la force des mollets et du mental.

300 coureurs, 40 nationalités

Aux côtés de 300 coureurs de 40 nationalités différentes, hommes et femmes, amateurs ou professionnels, Sylvain va tout donner pour l'association CDPP. Le désert, lui, imposera son rythme : 30 km le premier jour. 60 km le lendemain. Une pause, puis 30 km à nouveau. Dans son sac, 6 kg seulement: kit de survie, balise GPS, pompe anti-venin... et repas lyophilisés. « Même la mousse au chocolat est déshydratée... ». Un comble pour un cuisinier !
Le plus difficile selon lui ? Doser l'effort, affronter la fatigue, gérer son eau.

Mais aussi tous ces moments de solitude, où l'on se retrouve seul face à soi-même.

À son retour, un autre défi attend le chef de cuisine : une formation auprès d'un maître sushi japonais. « C'est très exigeant et codifié : le geste, la découpe, la cuisson du riz... C'est un autre marathon, mais culinaire celui-ci ! »

Soutenez l'association Course Du Petit Prince en faisant un don sur le site.